
…. mais alors, ça vole pas un pingouin ?
Enfin je l’ai vu ce film.. mon alternative aux Minimoys ^^’.
Je n’avais pas trouvé un long-métrage ‘fantastique’ (je préfère le terme fantasy, malheureusement dans le domaine cinématographique journalistes et critiques risquent de ne pas s’y retrouver), et plutôt destiné aux enfants , aussi bien depuis Bridge to Terabithia (qui étonnait plus par son côté dramatique, j’en conviens).
Yona, d’après l’idée originale de Rintaro et Sumko Hayashi, est à voir absolument si ce n’est pas déjà le cas.
Je pense qu’il est agréable à visionner à tout âge pour peu que l’on aime les dessins animés.
Dès le début on est un peu dérouté, on ne parvient pas à se dire « je vois le genre ».
De un: la gamine se ballade régulièrement la nuit déguisée en pingouin.. c’est rare des enfants aussi éveillés et des mères si peu craintives.
De deux: il y a déjà la présence d’une certaine magie dans le monde réel et je me suis mis en tête que tout avait soigneusement été placé pour préparer ou plutôt prévenir le public: c’est bien un film pour enfants mais l’humour y est plus jeune et innocent contrairement à d’autres oeuvres, plus doux.. la petite touche japonaise quoi.
Si si, c’est bien japonais ^^.
Il est vrai qu’avec les visages adultes, la gentillesse et la joie de la petite fille le tout made in Japan, mêlés à un petit côté aztèque (ou africain), des anges et des gobelins, sans connaître le réalisateur on s’y méprendrait presque.
Si le départ déroute, la suite vous laissera dépaysé: cette magie qui ne se déshabille pas glissera toute seule lors des conversations bon enfant mais non naïves et un univers souterrain esthétiquement agréable. 
Sous ses airs de conte pour marmots, on a donc là un film assez intelligent.
Détails aux fonctions incertaines, rebondissements intéressants et une bonne question posée au public: alors.. non pas si ça vole un pingouin x’D.. magie ou imagination ?
Les ‘gentils’ de l’histoire ont eu droit à une approche pas trop désuète à mon goût: des gobelins poilus au physique non systématisé et deux fées discrètes mais têtues pour le bien de leur travail.
Les diables ont la classe, un design sombre mais soigné, on parle même de Tim Burton touch. Pas de simples diablotins et autres diables rouges des cornes jusqu’au bout de la queue.
Quant au grand mauvais de l’histoire, il a quelque chose de majestueux et de symbolique pour le peu qu’on le voit vers la fin. Je trouve qu’il en jette surtout quand il n’a encore qu’un oeil, assis dans l’ombre.
Sinon j’ai aussi pu tomber sur Tensai Okamura approchant le huitième centenaire de Yoda.. j’espère seulement ne pas être le seul à penser cela ^^’.
Pour les amateurs de culture asiatique, vous remarquerez la présence des Shichifukujin. Pour ma part, c’était la première fois que je les voyais réunis dans un film.
Niveau qualité: ben écoutez, je n’ai même pas pensé à la 3D; je la voyais mais je ne la jugeais pas.
Pour ce qui est de l’animation je suis ravi, sans faute.
J’en viendrai même à situer Yona aux côtés du somptueux Là-haut et de l’engagé Mary et Max (ces deux là étant aussi bien amusants et touchants, ce que n’est peut-être pas autant Yona).
Résultat: un très bon film d’animation pour enfants avec un petit quelque chose d’adulte.
Je ne me suis pas ennuyé un seul moment, comme dit l’un des personnages « Mais c’est impossible de dormir dans cette histoire ! ».
Titre original: Yona Yona penguin
‘yona yona’ signifierait ‘nuit après nuit’
Produit par Madhouse (Rideback et Casshern Sins) et Denis Friedman (Kaena la prophétie) Productions, c’est donc un projet franco-japonais.
Tiens d’ailleurs tous ces pingouins ça me fait penser à quelqu’un qui risque de les connaître sous toutes les coutures en ce moment ![]()
Rassurez-moi chers otaku en puissance: une fille qui a du caractère et qui dirige une armée de pingouins en short.. ça ne vous fait pas aussi penser à du Makai Senki Disgaea ? ^^’
Pas le temps de vous expliquer x’D



Une fois rencontrée dans l’anime, vous entendrez encore parlez d’elle au fur et et à mesure de l’histoire.










